Anthony Omenya: « MOKO », est une plateforme musicale qui met en avant la musique afro et caribéenne

Restra Poaty
lancée au Canada, MOKO est une plateforme musicale , développée par un jeune entrepreneur d’origine congolaise, Anthony Omenya. Né à Paris dans une famille originaire de la RDC, a suivi des études d’économie à l’Université de Montréal, au Québec. Passionné de la musique depuis son jeune âge, ce dernier n’hésite pas de le prouver en lançant la plateforme MOKO, le 8 mars dernier . Avec deux mois d’existence, le PDG de MOKO comptait déjà dans sa boite 10.000 utilisateurs, de quoi attirer vers lui toute l’attention de notre rédaction qui est allé à sa rencontre pour plus détails.

Quelle était votre source de motivation pour créer une application musicale comme « MOKO »?

AO: MOKO signifie “un”, et nous voulons que l’artiste et les amateurs de sa musique ne fasse qu’un sur notre plateforme. Nous avions remarqué comment les plateformes de streaming traditionnelles ne permettaient pas  le rapprochement entre les artistes et leurs fans à l’heure des plateformes sociales et de l’internet. De plus les artistes indépendants n’arrivent pas à gagner leur vie sur les plateformes de streaming actuelles. Donc nous avons bâti MOKO pour nous pencher sur ces problèmes.

Quel lien avez-vous avec la musique ?

AO: Depuis mon plus jeune âge j”ai toujours eut un temps d’avance sur les nouveautés musicale et même intégrer des groupes de musique en temps que danseur.

Ma passion pour la musique m’a entraîné  à devenir un beatmaker prolifique et à fonder en 2010 ma première compagnie, THE BSC PARIS Productions.

En tant que producteur, j’ai collaboré avec de nombreux ingénieurs du son et producteurs d’artistes reconnus comme Ryan Leslie, Jay-Z, Kanye West ou encore Afida Turner.

Croyez-vous que cette application contribue-t-elle à l’émancipation des jeunes artistes en quêtes de viabilité dans le monde musical?

AO: C’est notre principale motivation avec l’application. Nous aimons le fait que certains jeunes sont inspirés par leurs artistes préférés à se lancer dans des carrières qui les passionnent. Que ce soit sur ou derrière la scène. Même ceux qui comme moi décident d’orbiter autour des artistes et offrir un soutien quelconque pour qu’ils puissent mieux créer.

Quels sont vos objectifs avec le projet « MOKO »?

AO: MOKO voudrait créer une communauté de fans de musique émergente à partir du 1 million d’utilisateurs de l’application. Où les fans peuvent partager leur passion avec d’autres fans et éventuellement connecter avec leurs artistes favoris. En dehors de la communauté MOKO, ça serait bien si on pouvait devenir un modèle à suivre pour les entrepreneurs issus de l’Afrique.

Que pouvons nous trouver de différents dans l’application MOKO, que nous ne trouverons pas ailleurs?

AO: Notre plus grand atout c’est que les chansons des artistes qui se retrouvent sur l’application MOKO, y sont de façon légale. Ce qui va rassurer le public et les artistes que nous voulons voir continuer à créer des chansons qui nous font toujours vibrer. Qu’ils soient des artistes de la scène émergente ou établis, nous voulons qu’ils continue à faire plaisir à leur fans. Puisque nous nous concentrons principalement sur les artistes émergents, nous sommes à même de proposer tout ce que la musique locale a de meilleur. Les clips permettent de mettre un visage sur les artistes ce qui améliore leur rayonnement. D’ailleurs vous pouvez le télécharger en cliquant sur le lien https://themokoapp.com

Avec qui avez-vous collaboré pour la réussite du projet « MOKO »?

AO: Pour obtenir le succès que nous avons eût, cela n’a pas été facile. Si ce n’était pas du soutien et de l’aide de personnes qui sont à l’externe de notre compagnie. Comme les incubateurs d’entreprises à Montréal, qui nous ont permit de bien structurer le projet et nous a mis en lien avec des contacts que nous n’aurions pas pu avoir.  On ne peut pas négliger les conseils d’entrepreneur tel que Tonjé Bakang (fondateur d’Afrostream) qui nous a beaucoup aidé à comprendre la réalité du streaming. Sans oublier le soutien des artistes tels que Hiro, Naza, Keblack, Mokobe, Koffi Olomidé, Maître Gims, Youssoupha,  Lyna Mahyem,, Poison mobutu. Même Vanessa Caixeiro et sa communauté nous ont donné incroyable lors de notre lancement.

Vous avez représenté une génération lors de Afrobytes et Vivatech qui figurent de nos jours parmi les grands évènements technologique au monde. Que pouvez-vous nous dire de cette belle expérience en terre parisienne?

AO: C’était vraiment bien, ça nous a donné beaucoup plus de visibilité à l’échelle internationale grâces aux grands médias présent. Cela a aussi élargi notre réseau de contacts auprès de la communauté d”affaires.

Nous avons pu rencontrer des entrepreneurs de parcours divers qui, comme nous, travaillent à résoudre des problématiques très complexes pour la communauté Afro.

Comment voyez-vous le projet MOKO d’ici 5 ans?

AO: Moko voudrait apporter une solution à l’économie des artistes musicaux de la scène émergente. On travaillent très fort pour que cette solution ressemble à une fusion d’Amazon et de Soundcloud.

Que pouvez-vous dire de l’écosystème numérique de la république démocratique du Congo ?

AO: Présentement il n’y a aucune plateforme qui offre une solution économique intéressante pour nos artistes. Même les géants américains sont perplexes devant la réalité de l’Afrique (en général). Ce qui présente une opportunité pour l’Afrique.  Cela permet à l’écosystème de la RDC de trouver des solutions numériques qui lui sont propres et adaptés à ses besoins. On n’est pas obligé d’émuler des solutions faits pour des marchés occidentaux. Si prenons le temps de bien investir dans le talent local, nous croyons fortement que l’écosystème peut innover et trouver ses propres solutions, à l’instar de mPesa ou autre.

Propos recueillis par Restra Poaty

 

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